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akalat

Genre

masculin

Prononciation

[akala(t)]

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

Passereau insectivore d’Afrique tropicale et d’Asie du Sud-Est, de taille moyenne, à bec droit (crochu à la pointe), à dessus brunâtre plus ou moins sombre avec le dessous plus clair et à queue de longueur variable, qui se nourrit au sol ou près du sol.

Remarque complémentaire à la définition du mot-entrée.

Les termes français et anglais akalat sont de faux amis (voir ci-dessous).

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

pellornéidé, timaliidé; passériforme.

Origine et histoire

Le terme akalat a été emprunté à une langue bantoue du Cameroun. Cette forme est d’abord attestée en 1902Bowdler Sharpe, Richard (1902). « On a small Collection of Birds from Efulen in Cameroon, W[est] Africa », The Ibis, a quarterly Journal of Ornithology, vol. 2, huitième série, p. 90 et 91 (biodiversitylibrary.org, 2024/11/09). par le naturaliste britannique R. Bowdler Sharpe comme nom local de deux petits passereaux classés aujourd’hui dans des familles distinctes, l’Akalat à poitrine écaillée (Illiadopsis albipectus, famille des pellornéidés) et le Rougegorge merle (Sheppardia cyornithopsis, famille des muscicapidés).

À partir de la fin des années 1920, akalat a été introduit en anglais et utilisé comme terme générique pour désigner ces deux espèces ou types d’oiseauxVoir notamment: The Bateleur, 1928, p. 23: « the East African Forest Akalat, Sheppardia cyornithopsis aequatorialis » (court extrait dans GoogleLivres, 2024/11/30); Bulletin of the British Ornithologists' Club, 1934, vol. 54, p. 107: « Blackcap Akalat […] Illadopsis cleaver poensis » (biodiversiitylibrary.org, 2024/11/30).. Son emploi s’est spécialisé par la suite : dans la nomenclature anglaise actuelle, il ne se maintient que comme équivalent du générique français rougegorge (qui est associé au genre Sheppardia).

En français, le mot akalat a commencé à être utilisé dans les années 1940Voir notamment : Malbrant, René et Alain Maclatchy (1949). Faune de l’équateur africain français. Oiseaux, tome 1, p. 297 : « Grive akalat brune »; Morel, Gérard J. et Marie-Yvonne Morel (1990). Les oiseaux de Sénégambie, p. 123 (GoogleLivres, 2024/12/02). comme élément du générique composé grive akalat qui, jusqu’à la fin du 20e siècle, a exclusivement servi à désigner des espèces de la famille des pellornéidés, appelées babblers en anglais. À partir des années 1990Commission internationale des noms français des oiseaux (1993). Noms français des oiseaux du monde, nos 7947-7980., ce générique composé a rapidement été remplacé par le générique simple akalat, normalisé par la Commission internationale des noms français des oiseaux.

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature actuelle, le générique akalat sert à dénommer une trentaine d’espèces de passériformes de la famille des pellornéidés, classées dans cinq genres, dont les genres principaux Illiadopsis, Malacopteron et Pellorneum.

À la fin du 20e siècle, ces espèces étaient rattachées à la famille des timaliidés.

Références et notes

Source(s) métalinguistique(s)

  • Oxford English Dictionary, sous Akalat (oed.com, 2024/11/30).
  • Jobling, J. A., Key to Scientific Names in Ornithology, sous Akalat (birdsoftheworld.org, 2024/11/30).
  • Myers, Susan (2022). The Bird Name Book, sous Akalat.

Base(s) ornithologique(s) de référence

Date de consultation :

  • Avibase
  • Birds of the World
  • eBird
  • Oiseaux.net

Note(s)