Aller directement au contenu

bec-de-corail

Genre

masculin

Prononciation

[bɛkdəkɔʀaj]

Graphie

Aussi écrit sans trait d'union.

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

(dans la terminologie de l'oisellerie) Nom usuel de l’Astrid cendré* [Estrilda troglodytes].

Remarque complémentaire à la définition du mot-entrée.

Parfois appelé par les naturalistes bec de corail cendréVoir notamment : « Notes sur la répartition des oiseaux du Niger », Alauda. Revue internationale d’ornithologie, vol. 59, no 2, p. 118b (bibliotheques.mnhn.fr, 2024/13/15). et astrild à bec de corailVoir notamment : Urbain, A., E. Dechambre et M.-A. Pasquier (1938). « Les oiseaux des collections vivantes du Muséum national d’histoire naturelle », Bulletin du Muséum national d’histoire naturelle, 2e série, tome 10, 1938, no 5, p. 481 (bibliotheques.mnhn.fr, 2024/13/15)..

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

estrildidé; passériforme.

Origine et histoire

C’est le naturaliste A. Granger, en 1889Granger, Albert (1889). « Catalogue des oiseaux exotiques de volière avec indication de leurs dénominations vulgaires et de leurs noms scientifiques », Bulletin de la Société d’étude des sciences naturelles de Béziers, p. 17-18 (GoogleLivres, 2024/12/15)., dans son Catalogue des oiseaux exotiques de volière, qui a signalé, pour la première fois, l’emploi de bec de corail comme nom usuel de l’Astrild cendré :

72. – Astrild ondulé. – Ce petit Passereau, si commun chez les oiseliers et auquel on a encore donné le nom d’Astrild cendré, appartient au genre Astrild (Estrilda) […]. Son bec d’un rouge sanguin lui a valu le nom de Bec de Corail. Il est répandu dans une grande partie de l’Afrique […].

Source de la citation : Granger, 1889

Mais le syntagme était déjà associé à cette espèce depuis quelques décennies. Déjà en 1863, dans une revue allemande de FrancfortDer Zoologische Garten, 1863, p. 136 (GoogleLivres, 2024/12/15)., on relève astrild à bec de corail comme équivalent français de kleiner bengalift et, une quinzaine d’années plus tard, un ouvrage anglais d’oisellerieBlakston, W. A., W Swaysland et August F. Wiener (vers 1878), The illustrated book of canaries and cage-birds, British and foreign, p. 374 (biodiversitylibrary.org, 2024/12/15). mentionne bec de corail ordinaire comme équivalent français de common waxbill.

Dans la première moitié du 19e siècle (Lesson, 1837)Lesson, René Primevère (1837). Compléments des œuvres de Buffon ou Histoire naturelle des animaux rares découverts par les naturalistes et les voyageurs depuis la mort de Buffon, [tome 9], Oiseaux, p. 64 (GoogleLivres, 2024/12/15)., le segment bec de corail est d’abord attesté dans pique-bœuf bec de corail, qui désignait alors le Piqueboeuf à bec rouge (Buphagus erythroryncha).

Note(s)