Dans la traduction française du Système de la nature de C. von Linné parue en 1796Système de la nature de Charles de Linné. Classe deuxième du règne animal contenant les oiseaux. Traduction française par Van der Stegen de Putte, 1796, p. 348 (GoogleLivres, 2020/10/13)., on relève les deux variantes du mot, bec à fourreau et bec en fourreau, qui semblent toutes deux calquées sur sheath-bill, le nom anglais donné au chionis par le naturaliste britannique J. Latham dès 1785Latham. John (1785). General synopsis of birds, volume 3, première partie, p. 268 (biodiversitylibrary.org, 2020/20/13).. L’appellation bec à fourreau a vraisemblablement été introduite par P. J. Bonnaterre, l’auteur du volet ornithologique de la première édition (1790-1791) du Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureBonnaterre, l’abbé Pierre Joseph (1790-1791). Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la nature; (1823), édition complétée par Louis-Pierre Vieillot (biodiversitylibrary.org, 2020/10/13). Nous n’avons pas eu accès à l’édition originale, mais à l’édition de 1823 qui reprend les planches originales. À la planche 63, c’est bec à fourreau qui sert de légende à l’illustration du chionis, alors que l’article correspondant est intitulé « Chionis ou Bec en fourreau », cette dernière forme correspondant mieux à l’usage établi à l’époque de la réédition.. Au début du 19e siècle, la forme bec à fourreau sera abandonnée au profit de l’autre variante, bec(-)en(-)fourreau, comportant le plus souvent des traits d’union.