Aller directement au contenu

bengali

Genre

masculin

Prononciation

[bɛ̃gali]

Début de l'article

Définition (emploi secondaire du mot-entrée).

(18e–mi-19e siècle) Nom donné à divers petits passereaux granivores de climat tropical originaires d’Asie et/ou d’Afrique que l’on élevait en Europe comme oiseaux de cage ou de volière (astrilds, bengalis, cordonbleus, diamants, sénégalis).

Remarque complémentaire à la définition du mot-entrée.

Employé sans autre spécification, bengali a d’abord servi à désigner le Cordonbleu à joues rouges.

Définition (emploi principal du mot-entrée).

Petit passereau granivore des zones herbeuses ou broussailleuses d’Asie et d’Afrique tropicales, à court bec conique rouge et dont le plumage plus ou moins vivement coloré présente des stries sur les flancs ou des lignes de points blancs sur les ailes.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

estrildidé; passériforme.

Origine et histoire

Emprunté à la langue hindi où il signifie « originaire du Bengale », le mot bengali a été introduit dans la nomenclature française en 1760 par M. BrissonBrisson, Mathurin (1760). Ornithologie ou Méthode contenant la division des oiseaux en ordres, sections, genres, especes & leurs variétés, tome 3, p. 203 et suivantes (GoogleLivres, 2024/12/11).qui l’a utilisé à la fois comme nom spécifique simple du Cordonbleu à joues rouges (qu’il estimait alors provenir du « Royaume de Bengale ») et comme base générique servant à dénommer deux autres espèces similaires, dont l’une également associée à cette région. L’emploi de ce terme a été repris par les naturalistes suivants et étendu à de nombreuses autres espèces jusqu’au milieu du 19e siècle, même si on avait appris qu’elles n’étaient pas nécessairement originaires d’Asie :

Les noms de Bengali et de Sénégali ont été imposés à une famille de petits oiseaux qui habitent sous la zône torride; d’après ces dénominations, l’on se tromperoit si l’on croyoit que les Bengalis n’habitent que le Bengale et que les Sénégalis ne se trouvent qu’au Sénégal, car on trouve leurs nids et leurs œufs dans ces deux pays, et dans différentes régions de l’Afrique et de l’Asie méridionales. Leur nombre a été augmenté depuis Buffon, ou plutôt on a donné leurs noms à presque tous les petits granivores qui se trouvent dans ces diverses contrées. 

Source de la citation : Vieillot, 1823

L’emploi de bengali n’a cessé de reculer par la suite avec l’adoption par les naturalistes de nouveaux génériques dont le terme astrild.

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature actuelle, le générique bengali sert à dénommer les trois espèces de passériformes de la famille des estrildidés qui sont classées dans le genre Amandava.

Dans des noms composés

Sous-ensemble de noms d’espèces.

Espèces largement connues comme oiseaux de cage et de volière :

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

bengali rouge* [Amandava amandava (anciennement Estrelda amandava)] : espèce d’Asie tropicale dont le plumage du mâle (en période nuptiale) est à dominante de rouge et fortement piqueté de blanc.

Remarque complémentaire relative à la sous-entrée.

Au fil du temps, cette espèce a reçu diverses autres appellations : (18e–19e siècle) bengali piqueté; (19e siècle) bengali amandava; (19e–20esiècle) bengali moucheté; (seconde moitié du 20e siècle) bengali de Bombay; (fin 19e–début 20esiècle) astrild moucheté.

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

bengali zébré* [Amandava subflava (anciennement Estrelda subflava)], (19e–20e siècle) bengali (à) ventre orange : espèce d’Afrique tropicale à dessus gris olivâtre, à croupion rouge et à flancs striés, dont le mâle a le dessous rouge orangé et porte un long bandeau rouge sur l’œil. [syn. : ventre orange; (19e–20e siècle) astrild à ventre orange.]

Sous-ensemble de noms d’espèces.

Dans des noms désuets d’espèces nommées aujourd’hui à partir d’autres génériques :

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

(19e–20e siècle) bengali cordon(-) bleuVoir notamment : Daudin, François Marie (1800/an VIII). Ibidem, p. 436 (biodiversitylibrary.org, 2024/12/13); Salvan, J. (1969). « Contribution à l’étude des oiseaux du Tchad », L'Oiseau et la Revue française d'ornithologie, vol. 39, no 1, p. 58 (biodiversitylibrary.org, 2024/12/13).; (19e siècle) bengali bleuVoir notamment : Vieillot, Louis Pierre (1805). Histoire naturelle des plus beaux oiseaux chanteurs de la zone torride, p. 23 : « Le mariposa ou le bengali bleu » (biodiversitylibrary.org, 2024/12/13)., bengali mariposaVoir notamment : Daudin, François Marie (1800/an VIII). Traité élémentaire et complet d’ornithologie, ou Histoire naturelle des oiseaux, tome 2, p. 435 (biodiversitylibrary.org, 2024/12/13). Déjà en 1778, P. Guéneau de Montbeillard écrivait à propos du Cordonbleu à joues rouges (nommé par lui bengali) : « Les Oiseleurs le nomment mariposa ». (Buffon, Georges-Louis Leclerc de, et coll. (1778). Histoire naturelle des oiseaux, tome 4, p. 92, note a (GoogleLivres, 2024/12/13). : synonymes de cordonbleu à joues rouges*.

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

bengali gris(-)bleu : (fin 19e–20e siècle) synonyme d’astrild queue-de-vinaigre*.

Références et notes

Source(s) métalinguistique(s)

  • TLF
  • Jobling, J. A., Key to Scientific Names in Ornithology, sous Bengalus (birdsoftheworld.org, 2024/12/10).

Base(s) ornithologique(s) de référence

Date de consultation :

  • Avibase
  • Birds of the World
  • eBird
  • Oiseaux.net

Note(s)