chanteur
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petit-chanteur, petit-chanteur de Cuba* [Phonipara canora (précédemment Tiaris canora)] : petit passereau granivore et frugivore des milieux boisés et broussailleux de l’île de Cuba, à bec conique noir, à dos vert olive et ventre gris, et dont la tête (noire chez le mâle) est presque totalement entourée d’une large bande jaune vif.
syn. : (fin 19e siècle, dans le lexique de l’oisellerie) sincerini
thraupidé, embérizidé; passériforme.
grand chanteur, grand chanteur de Cuba, tiaris grand-chanteur* [Tiaris olivaceus (précédemment Tiaris olivacea)] : petit passereau granivore des milieux herbeux d’Amérique tropicale (répandu dans les Antilles et depuis le sud du Mexique jusque dans le nord de l’Amérique du Sud), caractérisé par un bec conique gris et par un plumage vert cendré, contrasté de noir à l’avant (face et poitrine) chez le mâle qui est en outre marqué de jaune vif aux sourcils et à la gorge.
syn. : (fin 20e–début 21e siècle, dans la langue technique) sporophile grand(-)chanteur
thraupidé, embérizidé; passériforme.
chanteur d’Afrique : (dans le lexique de l’oisellerie) Nom usuel du Serin à croupion blanc*.
Origine et histoire
Au cours du 19e siècle, diverses espèces d’oiseaux chanteurs tropicaux importés en Europe comme oiseaux de cage et de volière ont été dénommées selon le même modèle de composition, basé sur le mot chanteur et suivi d’une indication d’origine. Trois de ces dénominations sont toujours en usage.
Dès le début du siècle, on relève la première attestation de petit chanteur de Cuba sous la plume du naturaliste L. P. Vieillot (1803)
petit chanteur de Cuba (Fringilla lepida Lath[am]). J’ai eu l’occasion d’observer ce charmant petit oiseau, puisque je l’ai possédé vivant; il plaît autant par sa taille mignonne et son aimable familiarité, que par la douceur de sa voix, dont les sons déliés ne s’entendent distinctement que lorsqu’on est près de lui. Il vivifie les bois de l’île de Cuba, où se rencontrent très-rarement des oiseaux chanteurs; aussi les habitans de la Havane l’élèvent en cage […].
Source de la citation : Vieillot, 1803
Ce nom composé devait vraisemblablement déjà être en usage dans le domaine de l’oisellerie, comme le suggère sa base de formation non technique (chanteur plutôt que pinson par exemple).
C’est justement en lien avec ce domaine, dans un traité des années 1870
Toujours au 19e siècle, dans le domaine de l’oisellerie, quelques espèces d’origine africaine ont également été dénommées à partir du même modèle, dont deux espèces de serins : le Serin à croupion blanc, appelé chanteur d’Afrique depuis 1855
Taxonomie et nomenclature
Dans la nomenclature technique actuelle, le terme chanteur entre comme élément de composition dans la dénomination de deux espèces de passériformes de la famille des thraupidés classées dans les genres (récemment monospécifiques) Phonipara et Tiaris. Les noms composés petit-chanteur et grand-chanteur, traditionnellement utilisés de façon symétrique, sont aujourd’hui exploités différemment, le premier comme base générique et le second comme complément spécifique; cette récente distinction d’usage est associée au réaménagement du genre Tiaris (voir ce mot) effectué au début du 21e siècle.
Références et notes
Base(s) ornithologique(s) de référence
Date de consultation :
- Avibase
- Birds of the World
- eBird
- Oiseaux.net