chie-maringouins, chieur-de-maringouins
Début de l'article
(Qc/Ca) vieilli ou régional Noms usuels de l’Engoulevent d’Amérique*.
À la fin du 20e siècle, ces appellations ont principalement été relevées dans l’est du Québec. La forme chie-maringouins est surtout associée aux régions de Charlevoix et du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
syn. : (Qc/Ca, ouest et centre du Québec) mangeur-de-maringouins, mange-maringouins; (Acadie) rare ou vieilli bigre, fresaie.
caprimulgidé; caprimulgiforme.
Origine et histoire
C’est au milieu du 20e siècle que ces appellations populaires ont été signalées pour la première fois par l’ornithologue québécois R. Cayouette
Les Mangeux de maringouins ou tout simplement Mange-maringouins sont maintenant mieux connus dans les villes sous le nom d'Engoulevent commun, Chordeiles minor. L'Engoulevent aux habitudes crépusculaires pourchass[e] au vol quantité de moustiques et d'autres insectes. Moins facile à expliquer toutefois sont les termes Chie-maringouins ou Chieux ou Chiard de maringouins!
Source de la citation : Cayouette, 1951
Chieur-de-maringouins et chie-maringouins ont vraisemblablement été formés sur le modèle de mangeur-de-maringouins et mange-maringouins qui avaient déjà cours au Québec comme noms de l’Engoulevent d’Amérique
Références et notes
Source(s) métalinguistique(s)
- Dulong, Gaston et Gaston Bergeron (1980). Le parler populaire du Québec et de ses régions voisines, vol. 6, question 1515 « Engoulevent d’Amérique ou commun ».
- Fonds documentaires du Trésor de la langue française au Québec (tlfq.org, 2023/09/10).
- Lavoie, Thomas, et collaborateurs (1985). Les parlers français de Charlevoix, du Saguenay, du Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord, tome 2, question 695 « Engoulevent d’Amérique ».
- Verreault, Claude et Claude Simard (2020). La langue de Charlevoix et du Saguenay–Lac-Saint-Jean : un français qui a du caractère, p. 76 (chie-maringouins).