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coquette

Genre

féminin

Prononciation

[kɔkɛt]

Variante

(Début 19e siècle) coquet, masculin (voir ci-dessous).

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

Petit colibri à bec droit d’Amérique tropicale (répandu depuis le Mexique jusqu’au Brésil), dont le plumage vert bronzé présente une bande dorsale blanche et chez le mâle une richesse d’ornements variables selon les espèces (huppe et/ou touffes de plumes latérales érectiles vivement colorées, longue queue effilée ou terminée en raquettes).

Nom(s) associé(s): synonymes ou quasi-synonymes.

syn. : (Fin 19e siècle, dans la nomenclature techniqueMulsant, Étienne et feu Édouard Verreaux (1877). Histoire naturelle des oiseaux-mouches ou colibris constituant la famille des trochilidés, tome 3, p. 215 et suivantes (biodiversitylibrary.org, 2025/03/07).) lophornis.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

colibri.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

trochilidé; apodiforme.

Origine et histoire

Attesté en français depuis le dernier quart du 20e siècle, l’emploi de coquette comme nom de colibri résulte d’un emprunt à la langue anglaise, qui avait elle-même précédemment été influencée par le français.

Dans la première version de son Histoire naturelle des oiseaux-mouches, parue en 1829 ou 1830Lesson, René Primevère [1829 ou 1830]. Histoire naturelle des oiseaux-mouches, ouvrage orné de planches dessinées et gravées par les meilleurs artistes, p. xxxvij (GoogleLivres, 2025/03/06)., R. P. Lesson a attribué le nom de coquets à sa cinquième tribu d’oiseaux-mouches (rattachée au genre Lophornis) en raison des ornements singuliers de leur plumage, notamment chez les mâles :

les coquets. Lophornis […]. La queue est courte […]; mais la tête est surmontée d’une huppe, ou les plumes du cou sont disposés en faisceaux et se développent de manière à former sur les côtés du cou des parures accessoires.

Source de la citation : Lesson, circa 1830

Ce nom a été emprunté par la suite par les naturalistes britanniques sous la forme adaptée de coquette qui était alors d’usage plus répandu en anglais que coquet. Dans la nomenclature anglaise, coquette est attesté comme base générique de noms d’espèces depuis la fin du 19e siècle (Ridgway, 1891)Ridgway, Robert (1891). « The Humming Birds », The Miscellaneous documents of the House of representatives, 1890-1891, Report of the U.S. National Museum, section 3, p. 311 (GoogleLivres, 2025/03/07)..

Du côté de la nomenclature française, c’est presqu’un siècle plus tard, dans les années 1970, que coquette a été proposé comme générique technique par l’ornithologue belge P. DevillersDevillers, Pierre (1977). « Projet de nomenclature française des oiseaux du monde », dans Le Gerfaut/De Gievalk, no 67, p. 347-348 et 359.. Son emploi est établi depuis les années 1990Ouellet, Henri, Michel Gosselin et Jean-Pierre Artigau (1990). Nomenclature française des oiseaux d’Amérique du Nord, nos 812-815; Commission internationale des noms français des oiseaux (1993). Noms français des oiseaux du monde, nos 3117-3131..

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature actuelle, le générique coquette sert à dénommer une quinzaine d’espèces d’apodiformes de la famille des trochilidés classées dans les genres Discosura et Lophornis. À la fin du 20e siècle, quatre des cinq espèces du genre Discosura étaient classées dans le genre Popelairia.

Références et notes

Base(s) ornithologique(s) de référence

Date de consultation :

  • Avibase
  • Birds of the World
  • eBird
  • Oiseaux.net

Note(s)