cordon-bleu, cordonbleu
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cordon-bleu, cotinga cordon-bleu* [Cotinga maculata] : grand cotinga endémique de la côte est du Brésil, dont le plumage du mâle, à dominante de bleu cobalt sur le dessus et de violet sombre sur le dessous, est orné sur la poitrine d’un mince collier bleu.
cotingidé; passériforme.
cordonbleu : petit passereau granivore d’Afrique subsaharienne, à court bec conique et à longue queue effilée, qui compte des espèces à dessus brun cendré et dessous bleu clair, et d’autres à plumage brunâtre (brun fauve chez le mâle) marqué de bleu violacé à la tête et au croupion.
Dans la langue de l’oisellerie, on donne plus généralement ce nom aux espèces à dessus brun cendré et dessous bleu clair.
estrildidé; passériforme.
Origine et histoire
C’est en 1778
L’article cordon-bleu est consacré au rare Cotinga cordon-bleu et la description qu’on donne de cet oiseau éclaire l’origine du nom qui lui a été donné
Un beau pourpre-violet règne sur la gorge, le cou, la poitrine & une partie du ventre jusqu’aux jambes : sur ce fond on voit se dessiner à l’endroit de la poitrine, une ceinture du même bleu que celui du dos, & qui a valu à cette espèce le nom de cordon bleu.
Source de la citation : Guéneau de Montbeillard, 1778
Dans ce premier emploi spécifique, cordon-bleu a presque toujours été utilisé par la suite en association avec le générique cotinga.
À l’article bengali où, sous ce terme, on décrit d’abord le Cordonbleu à joues rouges mâle, l’appellation cordon bleu est mentionnée rapidement comme le nom par lequel on désignait à l’époque les oiseaux similaires ne présentant pas de taches rouges sur les joues
Dans d’autres [oiseaux] enfin, il n’y a point de croissant couleur de pourpre sous les yeux, & cette variété, connue sous le nom de cordon bleu, est plus commune que celle qui a été décrite la première; on prétend que c’est la femelle, mais par la raison même que le cordon bleu est si commun, je le regarde non-seulement comme une variété de sexe, mais encore comme une variété d’âge ou de climat, qui peut avoir quelque rapport pour les couleurs avec la femelle.
Source de la citation : Guéneau de Montbeillard, 1778
Ce second usage de cordon bleu, déjà répandu à l’époque dans la langue des oiseliers
Dans la terminologie technique française, on relève cet autre emploi de cordon bleu dès le début du 19e siècle mais d’abord uniquement comme élément spécifique, associé au générique bengali (Daudin, 1800)
Emprunté par l’anglais au 19e siècle, c’est d’abord dans cette langue, au début du 20e siècle, que cordon-bleu va commencer à être utilisé comme générique technique. C’est en 1905, dans son traité sur les oiseaux d’Éthiopie, que le naturaliste britannique G. E. Shelley initie cette pratique expliquée comme suit
The genus [Uræginthus] is confined to Tropical and South Africa. The type species is well known in England as the Cordon-bleu, so I have adopted that name for all the members of the genus.
Source de la citation : Shelley, 1905
Le français attendra le milieu du 20e siècle avant de commencer à adopter la même pratique sous l’influence de l’anglais (Malbrant et Maclatchy, 1949)
Taxonomie et nomenclature
Dans la nomenclature actuelle, le générique cordonbleu (normalisé dans la graphie soudée) sert à dénommer cinq espèces de passériformes de la famille des estrildidés classés dans les genres Uraeginthus et Granatina. À la fin du 20e siècle
Quant au spécifique cordon-bleu (de forme non soudée), il demeure exclusivement utilisé pour dénommer le Cotinga cordon-bleu [Cotinga maculata], un passériforme de la famille de cotingidés.
Dans des noms composés
Espèces à dessus brun cendré et à dessous bleu clair :
cordonbleu à joues rouges* [Uraeginthus bengalus] : espèce à dessus brun cendré et à dessous bleu clair dont le mâle est marqué de rouge sur les joues. [syn. : (18e siècle) bengali; (19e siècle) bengali bleu, bengali mariposa; (19e–20e siècle) bengali cordon bleu, astrild papillon.]
cordonbleu cyanocéphale* [Uraeginthus cyanocephalus] : espèce à tête entièrement bleutée chez le mâle.
cordonbleu d’Angola* [Uraeginthus angolensis] : espèce à face bleutée sans marque de rouge chez le mâle.
Espèces à plumage brunâtre marqué de bleu violacé :
cordonbleu grenadin* [Granatina granatina] : espèce marquée de bleu violacé à la tête et au croupion. [syn.: grenadin.]
cordonbleu violacé* [Granatina ianthinogaster] : espèce voisine du Cordonbleu grenadin, mais dont le plumage du mâle est également marqué de bleu sur la poitrine et sur le ventre. [syn.: grenadin à poitrine bleue.]
Références et notes
Base(s) ornithologique(s) de référence
Date de consultation :
- Avibase
- Birds of the World
- eBird
- Oiseaux.net