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diamant

Genre

masculin

Prononciation

[djamɑ̃]

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

Petit passereau granivore qui comporte des espèces australiennes (comme le Diamant à gouttelettes) dont le plumage, à dominante de gris ou de brun est souvent teinté de rouge à la tête et à la queue, et marqué sur les flancs de points ou de stries blanches, et des espèces présentes dans les îles du Sud-Est asiatique et de l’Océanie (comme le Diamant quadricolore) dont le plumage est généralement à dominante de vert perroquet avec des taches de rouge et/ou de bleu.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

estrildidé; passériforme.

Origine et histoire

Attesté en français depuis la seconde moitié du 19e siècle, l’emploi de diamant comme nom de ce type de passereaux semble résulter de l’influence de l’allemand DiamantvogelBolle, Carle (1858). « Namens-Verzeichniss der kleineren überseeischen Vögel, welche jetzt auf den Wege des Handels nach Deutschland gelangen », Naumannia. Archiv für die Ornithologie Vorzugsweise Europa's. Organ der Deutsche Ornithologen-Gesellschaft, p. 334 (biodiversitylibrary,org, 2025/01/24). ou de l’anglais Diamond finch ou Diamond sparrowGedney, C. W. (1877). Foreign Cage Birds, vol. 2, p. 91 « Diamond Sparrow (English dealers) » et p. 141 « spotted on the sides, like Diamond finch » (GoogleLivres, 2025/01/24). qui, à l’époque, servaient tout particulièrement à désigner le Diamant à gouttelettes. On en relève les premières attestations en français au tout début des années 1870, d’abord en 1871 dans un traité d’oisellerie du naturaliste allemand K. RussRuss, Karl (1871). Handbuch für Vogelliebhaber, -Züchter und -Händler, tome 1, Die fremdländischen Stubenvögel, p. 351 (GoogleLivres, 2025/01/20)., puis l’année suivante dans le Manuel pratique d’acclimatation d’H. de la BlanchèreRuss, Karl (1871). Handbuch für Vogelliebhaber, -Züchter und -Händler, tome 1, Die fremdländischen Stubenvögel, p. 351 (GoogleLivres, 2025/01/20).. Dans la terminologie adoptée par RussRuss, Karl (1886). L'élevage des oiseaux étrangers : monographie des oiseaux de chambre exotiques, traduit de l’allemand par Faucheux, p. 5 (gallica.bnf.fr, 2025/01/12). pour décrire les estrildidés, diamant s’opposait à astrild :

Ces oiseaux, les plus charmants de tous ceux qui nous viennent de l’étranger, sont originaires, exclusivement, de l’Afrique, de l’Asie et de l’Australie. On connaît peu, ou même pas du tout, les mœurs à l’état libre de la plupart de leurs variétés. Je les ai divisés en deux genres : je comprends sous le nom d’Astrilds (Astrilde, Æginthidae) ceux dont le bec est petit et faible, et sous le nom de Diamants ou Amandines (Amandinae) [= Amadines (Amadinae)] ceux dont le bec est grand et fort […]. 

Source de la citation : Russ, 1886

Selon H. Moreau, l’auteur de L’amateur d’oiseaux de volière paru en 1891Moreau, Henri (1891). L’amateur d’oiseaux de volière, p. 162 (GoogleLivres, 2025/01/12). Voir aussi : Decoux, A. (1923). « Les Astrilds, les Munies et les Diamants », Revue d’histoire naturelle appliquée. L’oiseau, vol. 4, p. 247-248 (biodiversitylibrary.org, 2025/01/24). Dans son explication historique, il est possible que Decoux ait confondu le Pardalote pointillé avec le Diamant à gouttelettes., l’attribution du nom de diamant à certaines espèces d’oiseaux australiens aurait été motivée au départ par la présence sur leur plumage de nombreuses petites taches blanches :

Le nom de Diamant donné primitivement à quelques Fringillidés de l’Australie, à cause des points blancs semés sur leur robe, s’est étendu abusivement à la plupart des passereaux de cette contrée. 

Source de la citation : Moreau 1891

En anglais, l’appellation de diamond semble d’abord avoir été appliquée au Pardalote pointillé (Pardalotus punctatus) qui, dès le début du 19e siècle (Vigors et Horsfield, 1827)Vigors, N. A. et Horsfield, Thomas (1827). « A description of the Australian Birds in the Collection of the Linnean Society », The Transactions of the Linnean Society of London, vol. 15, p. 238 (biodiversitylibrary.org, 2025/01/24)., était connu des colons australiens sous le nom de diamond bird (traduit en français par oiseau diamant)Lesson, René Primevère (1828). Manuel d'ornithologie, ou Description des genres et des principales espèces d'oiseaux, tome 1, p. 268 : « Pardalotus punctatus […]. C’est l’oiseau diamant des habitants de port Jackson. » (GoogleLivres, 2025/01/24). en raison de la beauté de son plumage couvert de points blancs ou jaunes :

We are informed by Mr. Caley, that "This species is called Diamond Bird by the settlers, from the spots on its body. By them it is reckoned a valuable bird on account of its skin.” 

Source de la citation : Vigors et Horsfield, 1827

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature actuelle, le générique diamant sert à dénommer une vingtaine d’espèces de passereaux de la famille des estrildidés classées dans neuf genres (Erythrura, genre principal; Chloebia, Emblema, Neochmia, Oreostruthus, Poephila, Stagonopleura, Stizoptera et Taeniopygia).

Le terme diamant est également utilisé comme élément spécifique dans les dénominations de la Géopélie diamant (Geopelia cuneata; une petite tourterelle australienne aux ailes ponctuées de blanc ») et du Sterne diamant (Sterna sumatrana).

Dans des noms composés

Sous-ensemble de noms d’espèces.

Dans des noms d’espèces australiennes, largement connues comme oiseaux de cage ou de volière :

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

diamant à gouttelettes* [Stagonopleura guttata] : espèce du sud-est de l’Australie, à bec et à croupion rouges, à dessus gris clair ou brunâtre, et à dessous blanc et noir, dont les flancs noirs sont marqués de gros points blancs.

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

diamant de Gould* [Chloebia gouldiae] : grande espèce du nord de l’Australie, à gros bec ivoire, à longue queue effilée et à plumage vivement coloré (dos vert émeraude, poitrine violacée, ventre jaune, croupion blanc) avec la face noire, rouge ou dorée. [syn. : (fin 19e–mi-20e siècle) moineau de Gould.]

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

diamant mandarin* [Taeniopygia guttata] : espèce originaire d’Australie et des îles de la Sonde, à dominante de gris avec le ventre blanc et la queue noire tachetée de blanc, dont le bec rouge orangé est bordé de chaque côté de sa partie inférieure d’une tache blanche encadrée de traits noirs, et dont le plumage du mâle est caractérisé par des flancs roux piquetés de blanc et par une large tache orangée couvrant les joues. [voir : mandarin; syn. : (mi-19e–début 20e) diamant à moustaches, (mi-19e–mi-20e siècle) moineau mandarin.]

Sous-ensemble de noms d’espèces.

Principales espèces du genre Erythrura également connues comme oiseaux de cage ou de volière sous le nom de pape :

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

diamant psittaculaire* [Erythrura psittacea] : espèce de Nouvelle-Calédonie à bec noir et à corps vert perroquet avec la tête et la queue pointue rouge écarlate. [syn. : pape de Nouméa.]

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

diamant quadricolore* [Erythrura prasina] : espèce du Sud-Est asiatique à bec noir et à plumage vivement coloré, alliant le bleu ciel, le vert perroquet et le rouge brique, et à longue queue pointue [syn. : pape des prairies.]

Note(s)