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érione

Genre

féminin

Prononciation

[eʀjɔn]

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

Petit colibri des régions andines (principalement répandu depuis la Colombie jusqu’en Bolivie), à bec droit relativement court et à queue plus ou moins fourchue, dont le plumage vert à reflets bleutés ou cuivrés est caractérisé par les houppes denses de petites plumes blanches qui ornent le bas des pattes.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

colibri.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

trochilidé; apodiforme.

Origine et histoire

Le terme érione correspond à la forme francisée du terme scientifique latin Eriona mentionné dans l’Histoire naturelle des oiseaux-mouches ou colibris de M. Mulsant et É. Verreaux (1877)Mulsant, Étienne et feu Édouard Verreaux (1877). Histoire naturelle des oiseaux-mouches ou colibris constituant la famille des trochilidés, tome 3, p. 28 (p. 27 pour la citation suivante) (biodiversitylibrary.org, 2025/03/13). comme nom d’un sous-genre de colibris associés au genre Eriocnemis, à propos duquel ils écrivent :

Les Érinocnémis sont de charmants oiseaux, facilement reconnaissables entre tous les Trochilidés de cette fraction, à leurs pieds ornés d’une manchette ou huppe de duvet […]. 

Source de la citation : Mulsant et Verreaux, 1877

Le terme Eriona, dérivé du grec ancien erion « laine », fait justement allusion à cet ornement des pattesLe générique Eriocnemis, qui avait été adopté par le naturaliste allemand H. G. L. Reichenbach en 1849, avait lui-même été composé à partir des mots grecs erion « laine » et knēmis, knēmidos « botte, jambière »..

Le générique érione n’a été introduit dans la nomenclature française que dans le dernier quart du 20e siècleVoir notamment : Ouellet, Henri, Michel Gosselin et Jean-Pierre Artigau (1990). Nomenclature française des oiseaux d’Amérique du Nord, no 873; Commission internationale des noms français des oiseaux (1993). Noms français des oiseaux du monde, nos 3286-3297., à la suggestion de l’ornithologue belge P. Devillers (1977)Devillers, Pierre (1977). « Projet de nomenclature française des oiseaux du monde », dans Le Gerfaut/De Gievalk, no67, p. 350. Dans ses notes de la page 359, Devillers présente érione comme un nom générique déjà en usage (comme ariane, saphir et émeraude). Cela ne semble pas avoir été le cas..

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature actuelle, le générique érione sert à dénommer une quinzaine d’espèces d’apodiformes de la famille des trochilidés classées dans les genres Eriocnemis et Haplophaedia.

Références et notes

Base(s) ornithologique(s) de référence

Date de consultation :

  • Avibase
  • Birds of the World
  • eBird
  • Oiseaux.net

Note(s)