Aller directement au contenu

hausse-col

Genre

masculin

Prononciation

[oskɔl]

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

hausse-col, alouette hausse-col* [Eremophila alpestris] : alouette présente en Eurasie et en Amérique du Nord, à gorge jaune ou blanchâtre, qui est marquée d’un croissant noir sur les joues et d’une large bande noire à la poitrine, et dont la tête est surmontée de deux courtes aigrettes (plus ou moins apparentes).

Remarque complémentaire à la définition du mot-entrée.

À époque ancienne (fin 18e–19e siècle), cette alouette a d’abord été appelée hausse-col noir, alouette (à) hausse-col noir.

Nom(s) associé(s): synonymes ou quasi-synonymes.

syn. : (voir sous alouette hausse-col*).

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

alaudidé; passériforme.

Origine et histoire

C’est au collaborateur du comte de Buffon, P. Guéneau de Montbeillard, que l’on doit l’introduction du terme hausse-col dans la nomenclature aviaire en 1778Buffon, Georges-Louis Leclerc de, et coll. (1778). Histoire naturelle des oiseaux, tome 5, p. 55-57 (le texte est de P. Guéneau de Montbeillard) (GoogleLivres, 2025/11/22).. À cette époque, on utilisait déjà le mot dans la terminologie de l’uniforme militaire pour désigner un croissant de métal doré que les officiers d’infanterie portaient au couSelon le Trésor de la langue française, hausse-col est attesté depuis le 15e siècle dans la terminologie de l’équipement militaire. Ce mot d’origine incertaine pourrait éventuellement être issu de *halskote, un terme du moyen néerlandais signifiant « vêtement de cou », et la forme française avoir été refaite d’après hausser et col par étymologie populaire.. La description que Guéneau de Montbeillard donne de l’Alouette hausse-col, présentée sous le double nom de hausse-col noir ou alouette de Virginie, fait explicitement état du rapprochement analogique qui est à l’origine de l’appellation : 

Cette alouette […] a le dessus du corps brun; […] la gorge & le reste du cou [de couleur jaune], & ce jaune est […] terminé au bas du cou par une espèce de collier ou hausse-col noir […]. 

Source de la citation : Guéneau de Montbeillard, 1778

Au 19siècle, notamment à l’instar de J. B. Audebert et L. P. Vieillot (1802)Audebert, Jean-Baptiste et Louis Pierre Vieillot (1802). Histoire naturelle et générale des colibris, oiseaux-mouches, jacamars et promerops (biodiversitylibrary.org, 2025/11/23)., on a aussi utilisé le mot hausse-col dans la dénomination de quelques espèces de colibris présentant un plastron pectoral (hausse-col vert, hausse-col doré, colibri hausse-col à queue fourchue, etc.)

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature technique actuelle, le terme hausse-col est spécifiquement associé à l’espèce d’alouette scientifiquement dénommée Eremophila alpestris.

Références et notes

Source(s) métalinguistique(s)

  • TLF (terme militaire seulement).

Base(s) ornithologique(s) de référence

Date de consultation :

  • Avibase
  • Birds of the World
  • eBird
  • Oiseaux.net

Note(s)