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hochequeue

Genre

masculin, parfois féminin

Précisions sur le genre

L’emploi du féminin est moins fréquent, mais bien attesté du milieu du 18e siècle jusqu'au début du 20e siècle.

Prononciation

['ɔʃkø]

Précisions sur la prononciation

On ne fait pas ni l'élision ni la liaison devant ce mot.

Graphie

La variante graphique hoche-queue est aujourd’hui d’emploi plus rare.

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

Autre nom de la bergeronnette, et notamment de la Bergeronnette grise.

Remarque complémentaire à la définition du mot-entrée.

Comme lavandière, hochequeue a souvent été associé aux bergeronnettes fréquentant le bord des cours d’eau et les milieux humides. 

Remarque complémentaire à la définition du mot-entrée.

Dans la nomenclature technique, cet emploi de hochequeue est désuet. Pour les emplois actuels de ce terme, voir ci-dessous.

Nom(s) associé(s): synonymes ou quasi-synonymes.

syn. : (quasi-syn.) lavandière.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

motacillidé; passériforme.

Origine et histoire

Hochequeue est attesté comme (quasi-)synonyme de bergeronnette depuis le milieu du 16e siècle (Estienne, 1549Dans le dictionnaire d'Estienne, répertorié comme mot-vedette, hochequeue  est écrit en un seul mot; sous batemare, il présente un trait d’union, mais celui-ci semble correspondre à un tiret de césure.). Formé à partir du verbe hocher « secouer, remuer » et de queue, cette appellation fait évidemment allusion à la démarche caractéristique de la bergeronnette qui agite constamment sa longue queue, tout comme les synonymes hausse-queue et batte-queue que mentionne le naturaliste P. Belon du Mans (1557Belon du Mans, Pierre (1557). Portraits d’oyseaux, animaux, serpens, herbes, arbres, hommes et femmes d’Arabie et Égypte […], feuillet 88b : « François, Lavandiere, Battequeuë, Battelessive, Haussequeuë ». (gallica.bnf.fr, 2025/12/10).) à la même époqueDans la seconde moitié du 19e siècle, l’ethnologue français Eugène Rolland répertorie de multiples autres appellations de la bergeronnette dont branlequeue et guignequeue formés sur le même modèle, ainsi que des formes similaires où cul remplace queue (Faune populaire de la France, tome 2, Les oiseaux sauvages, 1879, p. 224-225; GoogleLivres, 2025/12/10)..

À partir de la seconde moitié du 18e siècle et jusqu’au milieu du 20e siècle, on observe dans les traités d’ornithologie une situation très variable de concurrence entre les termes hochequeue, lavandière et bergeronnette, qui se distribuent différemment selon les auteursDans la première moitié du 19e siècle par exemple, L. P. Vieillot privilégie hochequeue comme terme générique alors que Temminck n’emploie que le générique bergeronnette.

Si les dictionnaires français n’attribuent à hochequeue que le genre masculin, on relève également l’emploi du genre féminin chez divers naturalistes depuis le milieu du 18e siècle jusqu’au début du 20e siècleVoir notamment : Salerne, François (1767). L’histoire naturelle, éclaircie dans une de ses parties principales, l’ornithologie, p. 218 et suivantes (GoogleLivres, 2025/12/10); Degland, Côme Damien et Zéphirin Gerbe (1867). Ornithologie européenne, ou Catalogue descriptif, analytique et raisonné des oiseaux observés en Europe, deuxième édition, p. 383-384 (ibidem); Salmon, Julien (1904). Le vie des animaux illustrée, Les oiseaux, p. 375 (biodiversitylibrary.org, 2025/12/10)..

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature actuelle, le terme hochequeue n’est utilisé que comme élément spécifique dans le nom de deux espèces de passériformes classées dans des familles non apparentées aux bergeronnettes, la Paruline hochequeue [Parkesia motacilla] (famille des parulidés) et le Rhipidure hochequeue [Rhipidura leucophrys] (famille des rhipiduridés). Dans le cas de la paruline, le spécifique français et son correspondant latin motacilla lui ont été attribués au début du 19e siècle par L. P. Vieillot (1807)Vieillot, Louis Pierre (1807). Histoire naturelle des oiseaux de l'Amérique septentrionale, tome 2, p. 9 : « Il est facile de la reconnoître au port de sa queue, qu’elle remue sans cesse de bas en haut et qu’elle tient souvent relevée. » (biodiversitylibrary.org, 2025/12/11). en raison du balancement caractéristique de sa queue.

Références et notes

Source(s) métalinguistique(s)

  • TLFi, sous hochequeue, hoche-queue.
  • FEW 2 cauda, p. 529b.
  • Estienne, Robert (1539). Dictionnaire françois latin, contenant les mots & manieres de parler François, tournez en Latin, sous batemare et hochequeue (GoogleLivres, 2025/12/11).
  • Cabard (2022), p. 340.

Base(s) ornithologique(s) de référence

Date de consultation :

  • Avibase
  • Birds of the World
  • eBird
  • Oiseaux.net

Note(s)