lavandière
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(Mi-16e–mi-20e siècle) Nom donné aux bergeronnettes qui fréquentent généralement les bords de lacs et de cours d’eau ainsi que les prairies humides, et en particulier à la Bergeronnette grise.
motacillidé; passériforme.
syn. : (quasi-syn.) hochequeue.
Origine et histoire
C’est au milieu du 16e siècle, dans l’Histoire de la nature des oyseaux de P. Belon du Mans (1555)
On aurait notamment donné ce nom à la Bergeronnette grise parce qu’elle fréquentait le même milieu que les lavandières et que les mouvements incessants de sa queue rappelaient les mouvements répétés des lavandières au travail. C’est la double explication avancée par Belon lui-même :
La lavandiere tient ceste appellation Françoyse, pource qu’elle est fort familere aux ruisseaux, ou elle remuë tousjours la queuë en hochant le derriere, comme une Lavandiere qui bat ses drapeaux : ou bien pourroit estre nommee, pource qu’elle tient compagnie aux lavandieres sur les rivages des eaux.
Source de la citation : Belon du Mans, 1555
À l’époque de Belon, et jusqu’au 19e siècle, les appellations lavandière et bergeronnette (voir ce mot) ont le plus souvent servi à désigner des espèces de bergeronnettes fréquentant des milieux distincts, comme le rappelait le naturaliste G. L. Leclerc de Buffon à la fin du 18e siècle
« la lavandière et les bergerettes ou bergeronettes [sic]. L’on a souvent confondu la Lavandière & les Bergeronettes, mais la première se tient ordinairement au bord des eaux, & les bergeronettes fréquentent le milieu des prairies & suivent les troupeaux […].
Source de la citation : Leclerc de Buffon, 1778
Dans des noms composés
lavandière grise : (18e–mi-20e siècle) synonyme de bergeronnette grise*.
lavandière jaune : (18e–mi-20e siècle) synonyme de bergeronnette printanière*.
Références et notes
Source(s) métalinguistique(s)
- TLFi, sous lavandière2.
- FEW 5 lavare, p. 216a.
- Cabard (2022), p. 340.