Les premiers spécimens de Nicobar à camaïl décrit par le naturaliste britannique E. Albin en 1738Albin, Eleazar (1738). A Natural History of Birds, volume 3, p. 44 (biodiversitylibrary.org, 2023/03/22). provenaient selon lui de l’archipel de Nicobar (qu’il orthographie Nimcombar), d’où son appellation de Nimcombar Pigeons. En 1760Brisson, Mathurin (1760). Ornithologie ou Méthode contenant la division des oiseaux en ordres, sections, genres, especes & leurs variétés, tome 6, supplément, p. 8, no 44 (GoogleLivres, 2024/03/22)., M. Brisson adoptera le calque pigeon de Nicobar qui restera en usage jusqu’au 20e siècle (parfois sous la variante pigeon de Nicombar), malgré l’introduction à partir du début du 19e siècle d’appellations concurrentes comme colombi-galline à camaïl.
C’est dans le Traité d’ornithologie de R. P. Lesson (1831)Lesson, René Primevère (1831). Traité d’ornithologie, p. 475 « 12e Race. Les Nicombars » (GoogleLivres, 2024/03/01). qu’on relève le premier emploi du toponyme (écrit nicombar) comme étiquette d’une subdivision taxonomique, mais il ne s’agissait pas encore de l’emploi générique que ce terme connaît aujourd’huiL’introduction de ce nouveau terme n’a pas d’effet sur l’appellation de l’espèce associée à cette subdivision, pour laquelle Lesson maintient le nom de colombi-galline à camaïl.. C’est J.‑C. Chenu qui a été le premier en 1857Chenu, Jean-Charles (1857). Encyclopédie d'histoire naturelle, « Oiseaux », quatrième partie, p. 59 (GoogleLivres, 2024/03/22). à adopter nicobar comme terme français correspondant au générique latin Caloenas et comme mot de base du nom technique actuel (nicobar à camaïl).