outarde
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Oiseau de type grand échassier des plaines d’Afrique, d’Eurasie et d’Australie, généralement à dessus brunâtre et à ventre clair, qui est pourvu d’un bec relativement court et pointu, et qui se nourrit de végétaux ainsi que de divers petits animaux (insectes, rongeurs, reptiles, etc.).
(petit) outardeau.
otididé; otidiforme.
par extension (Qc/Ca) Nom usuel de la bernache du Canada*.
anatidé; ansériforme
Origine et histoire
Outarde est issu du latin *austarda, forme contractée du latin avis tarda, nom sous lequel la grande outarde était connue en Espagne selon Pline, et qui signifiait littéralement « oiseau lent » (vraisemblablement en raison de la lourdeur de son vol).
Comme nom d’oiseau échassier de l'Ancien Monde, le mot est attesté depuis la période de l’ancien français, d’abord sous la forme oitarde (13e siècle). La forme actuelle outarde (15e siècle) date de la période du moyen français, qui a connu de nombreuses autres variantes (ostarde, oustarde, otarde, oultarde, etc.).
L’emploi d’outarde comme nom de la bernache du Canada (un oiseau du continent américain qui ne compte aucune espèce de la famille des otididés) est attesté depuis le tout début de la Nouvelle-France (16e siècle)
Il y a pareillement force grues, signes, oultardes, ouayes, cannes, allouettes, faisans, perdrix, merles, mauviz, turtres, chardonnereulx, serins, lunottes, rossignolz, [passes solitaires] et aultres oiseaulx, comme en France, et en grand habondance.
Source de la citation : Cartier, vers 1538
Les relations du 17e siècle, dont celle de P. Boucher
Comme loutarde n’est pas un oyseau commun en France, j’en feray une petite description, à cause que c’est le Gibier de riviere le plus commun d’icy; elle est faite tout comme une Oye grize, mais beaucoup plus grosse […] : car pour la chair des oyes de France, il s’en faut beaucoup qu’elles approchent du goust de celuy de nos outardes.
Source de la citation : Boucher, 1664
Cette extension d’emploi repose vraisemblablement sur une analogie d’aspect et de comportement entre la grande outarde de l’Ancien Monde et la grande bernache du Nouveau Monde.
Taxonomie et nomenclature
Dans la nomenclature actuelle, le générique outarde sert à désigner une vingtaine d’espèces de la famille des otididés, classées dans plus d’une dizaine de genres, notamment Ardeotis, Eupodotis, Otis, Neotis et Tetrax.
Dans des noms composés
Espèces présentes en Eurasie et dans le nord de l’Afrique :
grande outarde*, outarde barbue [Otis tarda] : très grande espèce à tête et cou gris clair, dont le mâle, à poitrine rousse, présente de chaque côté du bec de longues touffes de poils blancs orientées vers l’arrière.
outarde canepetière*, petite outarde [Tetrax tetrax] : espèce de taille moyenne dont le mâle, en plumage nuptial, a le cou noir et blanc. [voir : canepetière.]
Références et notes
Source(s) métalinguistique(s)
- TLFi
- FEW 25 avis tarda, p. 1246b et 1247a.
- Fonds documentaires du Trésor de la langue française au Québec (tlfq.ulaval.ca/fichier, 2018/02/02).
- Cabard et Chauvet (2003), p. 149-150.
Base(s) ornithologique(s) de référence
Date de consultation :
- Avibase
- Birds of the World
- Oiseaux.net