Aller directement au contenu

palmiste

Genre

masculin

Prononciation

[palmist]

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

palmiste, oiseau palmiste : nom donné à deux passereaux des Antilles et d’Amérique du Sud vivant et nichant au milieu des palmiers, l’esclave palmiste* et le tangara des palmiers*.

Définition (emploi principal du mot-entrée).

palmiste, palmiste africain*, palmiste d’Angola, vautour palmiste [Gypohierax angolensis] : vautour des forêts d’Afrique tropicale, à plumage blanc avec le bout des ailes noir et à face rougeâtre, qui se tient à proximité des cours d’eau et qui se nourrit principalement du fruit du palmier à huile et de petits animaux aquatiques.

Nom(s) associé(s): synonymes ou quasi-synonymes.

syn. : vautour d’Angola, vautour(-)pêcheur.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

vautour.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

accipitridé; accipitriforme.

Origine et histoire

Attesté dès le début du 17e siècle au sens de « palmier portant un bourgeon terminal », palmiste est un emprunt au créole des Antilles où le mot résulte de l’adaptation de l’espagnol palmito « petit palmier ».

C’est au milieu du 18siècle, alors qu’il entre dans la composition de divers noms de végétaux et d’animaux tropicaux (chou-palmiste, rat-palmiste, ver palmiste), qu’on relève les premiers emplois de palmiste comme nom d’oiseau. Dans son traité d’ornithologie paru en 1760Brisson, Mathurin (1760). Ornithologie ou Méthode contenant la division des oiseaux en ordres, sections, genres, especes & leurs variétés, tome 2, p. 301 et 303 (GoogleLivres, 2021/03/04)., le naturaliste M. Brisson décrit sous les noms de palmiste et de palmiste à tête noire deux passereaux originaires de Cayenne qui, écrit-il, se tiennent sur les palmiers et y font leur nid. Brisson ne le précise pas, mais ces emplois sont vraisemblablement eux-mêmes d’origine créole comme le suggèrent divers témoignages postérieurs, dont celui du naturaliste A. SalléLafresnaye, Frédéric de (1851). « Sur l’oiseau nommé par Brisson Tangara de Saint-Domingue […] », Revue de zoologie pure et appliquée, 2e série, tome 3, p. 587 (GoogleLivres, 2020/06/28). :

Dans la partie espagnole de l’île de Saint-Domingue [= Hispaniola] où j’ai voyagé, l’oiseau que vous appelez l’Esclave des palmiers se nomme Sigua palmera, et les créoles d’origine française l’appellent Palmiste : l’un et l’autre nom tire son origine de l’habitude qu’a cet oiseau de nicher et de coucher en famille dans les palmiers […].

Source de la citation : Sallé, cité par Lafresnaye, 1851

L’appellation composée oiseau palmiste n’est attestée que depuis 1809Descourtilz, Michel Étienne (1809). Voyages d'un naturaliste, et ses observations, tome 2, p. 206 : « oiseau palmiste. Palmiste à tête noire […]. Cet oiseau, qui ressemble au merle, mais beaucoup plus petit, tient son nom de ne plus quitter le palmier sur lequel il est éclos […]. » (GoogleLivres, 2021/03/04)., mais elle pourrait remonter à la même époque que les autres noms composés de végétaux et d’animaux formés à partir de palmiste.

L’emploi de palmiste associé à un vautour africain est beaucoup plus récent. On ne le relève qu’à partir de la seconde moitié du 20e siècleGoogleLivres en signale quelques empois dans la revue Notes africaines à partir du milieu des années 1960. dans l’appellation vautour palmiste, qui pourrait résulter du calque de palm-nut vulture attesté en anglais quelques décennies plus tôt (ce vautour était déjà connu depuis un siècle sous le nom de vautour d’Angola). D’élément spécifique, palmiste est devenu un élément générique dans le dernier quart du 20e siècle, d’abord dans palmiste d’Angola, proposé par P. Devillers en 1976Devillers, Pierre (1976). « Projet de nomenclature française des oiseaux du monde », dans Le Gerfaut/De Gievalk, no 66, p. 395., puis dans palmiste africain adopté par la Commission internationale des noms français des oiseaux au début des années 1990Commission internationale des noms français des oiseaux (1993). Noms français des oiseaux du monde, no 0647..

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature actuelle, palmiste comme générique est étroitement associé au genre Gypohierax (famille des accipitridés) qui ne compte qu’une seule espèce, le palmiste africain, de son nom scientifique Gypohierax angolensis. Par ailleurs, il est aussi utilisé comme élément spécifique dans le nom de l’esclave palmiste (Dulus dominicus).

Références et notes

Source(s) métalinguistique(s)

  • TLFi
  • FEW 7 palma, p. 515b.
  • Robert historique (1992).

Base(s) ornithologique(s) de référence

Date de consultation :

  • Avibase
  • Birds of the World
  • Oiseaux.net

Note(s)