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paradisier

Genre

masculin

Prononciation

[paradizje]

Variante

Paradis (voir ci-dessous).

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

Passereau frugivore des forêts humides de Nouvelle-Guinée et du nord-est de l’Australie, généralement d’assez grande taille et présentant un dimorphisme sexuel marqué, à bec épais (chez la plupart des espèces) et à pattes robustes, dont le mâle est connu pour la beauté de son plumage (aux teintes vives et chatoyantes, et souvent orné de touffes de longues plumes très fines), ainsi que pour son rituel de séduction axé sur la mise en valeur de ce plumage.

Nom(s) associé(s): synonymes ou quasi-synonymes.

syn. : oiseau de paradis; (fin 18e–début 19e siècle) manucode; (première moitié du 19e siècle) paradis.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

paradisaéidé; passériforme.

Origine et histoire

Introduit dans la nomenclature aviaire en 1806Duméril, André Marie Constant (1806). Zoologie analytique, ou méthode naturelle de classification des animaux, p. 40-41 (biodiversitylibrary.org, 2025/02/26). par A. M. Constant Duméril, paradisier a été dérivé de paradis sur le modèle du générique latin correspondant Paradisaea, adopté par C. von Linné en 1758. Dérivé lui-même du latin tardif paradisus, le terme paradisaea avait déjà cours dans les textes naturalistes latins depuis le 16e siècleVoir notammment : Gesner, Conrad (1555). Historiae animalium : Liber III qui est de avium natura, p. 611 « De paradisea, vel paradisi ave » (Numistral, docnum.unistra.fr/digital, 2025/02/25). comme synonyme de paradisi ave « oiseau de paradis ».

Synonyme technique d’oiseau de paradis (qui s’est maintenu jusqu’à aujourd’hui dans la langue générale), le terme paradisier va en revanche évincer assez rapidement les génériques techniques antérieurs manucodeLe terme manucode serait issu de Manu-co-Dewata (littéralement « oiseau de Dieu »), sous lequel on désignait le Paradisier royal dans l’île indonésienne de Ternate. Ce nom indonésien serait également à l’origine du terme Manucodiata (concurrent de Paradisaea) qui a eu cours dans la nomenclature latine à partir du 16e siècle. Voir : Pennant, Thomas (1790). Indian Zoology, deuxième édition, p. 16-17 (biodiversitylibrary.org, 2025/02/27). et paradis respectivement adoptés par P. Guéneau de Montbeillard en 1775Buffon, Georges-Louis Leclerc de, et coll. (1775). Histoire naturelle des oiseaux, tome 3, p. 163 et suivantes (GoogleLivres, 2025/02/26). Le texte intitulé Le manucode et décrivant le Paradisier royal a été rédigé par P. Guéneau de Montbeillard. et F. M. Daudin en 1800Daudin, François Marie (1800). Traité élémentaire et complet d’ornithologie, ou Histoire naturelle des oiseaux, tome 2, p. 268 et suivantes (biodiversitylibrary.org, 2025/02/27)..

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature actuelle, le générique paradisier sert à dénommer une quarantaine d’espèces de passériformes de la famille des paradisaéidés réparties dans 17 genres, dont les genres principaux (4 espèces et plus) sont Astrapia, Manucodia, Paradisaea, Parotia et Ptiloris.

À la fin du 20e siècleVoir notamment : Commission internationale des noms français des oiseaux (1993). Noms français des oiseaux du monde, nos 5913-5915., on donnait également le nom de paradisier aux espèces des genres Cnemophilus et Loboparadisea qui ont depuis été reclassés dans la famille des cnémophilidés; ces espèces ont été renommés à partir du générique cnémophile.

Dans des noms composés

Sous-ensemble de noms d’espèces.

Premières espèces décrites sous le nom d’oiseau de paradis :

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

paradisier grand-émeraude* [Paradisaea apoda], (19e siècle) (grand) paradisier émeraude : grande espèce de Nouvelle-Guinée, à corps brun roux, dont le mâle est marqué de couleurs vives à la tête (jaune, vert et noir) et orné sur les flancs de longues touffes de plumes claires, jaune vif à la base.

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

paradisier royal* [Cicinnurus regius] : petite espèce de Nouvelle-Guinée et des îles voisines, dont le plumage du mâle est à dominante de rouge orangé avec un étroit plastron pectoral vert irisé et le ventre blanc, et dont la queue est prolongée de deux longues plumes filiformes se terminant par des disques spiralés vert émeraude.

Remarque complémentaire relative à la sous-entrée.

C’est la première espèce décrite sous le nom de manucode.

Références et notes

Source(s) métalinguistique(s)

  • TLF
  • FEW 7 paradisus, p. 615b.
  • Jobling, J. A., Key to Scientific Names in Ornithology, sous Manucodiata et Paradisaea (birdsoftheworld.org, 2025/02/27).
  • Myers, Susan (2022). The Bird Name Book, sous Bird-of-paradise.

Base(s) ornithologique(s) de référence

Date de consultation :

  • Avibase
  • Birds of the World
  • eBird
  • Oiseaux.net

Note(s)