Aller directement au contenu

perriche

Genre

féminin

Prononciation

[pɛʀiʃ]

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

(Fin 18e–mi-19e siècle, dans la terminologie de Leclerc de Buffon) Perroquet d’Amérique tropicale, de taille moyenne ou petite, généralement à longue queue.

Nom(s) associé(s): synonymes ou quasi-synonymes.

syn. : (fin 20esiècle) conure; (19e–20e siècle) perruche.

Définition (emploi principal du mot-entrée).

(21e siècle) Perroquet grégaire originaire du sud de l’Amérique du Sud, de taille moyenne et à longue queue, à dessus vert clair avec le masque et la poitrine gris clair et les ailes bordées de bleu, qui niche dans de grands nids collectifs faits de petites branches entrelacées.

Nom(s) associé(s): synonymes ou quasi-synonymes.

syn. : (voir ci-dessous).

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

psittacidé; psittaciforme.

Origine et histoire

C’est au milieu du 18e siècle, dans un essai sur l’histoire naturelle de la Guyane française (Barrère, 1741)Barrère, Pierre (1741). Essai sur l'histoire naturelle de la France équinoxiale, p. 145-146 (biodiversitylibrary.org, 2024/02/15)., qu’on relève les premières attestations de l’emploi de perriche pour dénommer des perroquets de petite taille.

Ce mot est vraisemblablement issu, par substitution de suffixe, de perrique qui avait déjà cours dans le français des Antilles au milieu du 17e siècle pour désigner le même type de perroquet.

Dans son traité d’ornithologie de 1760Brisson, Mathurin (1760). Ornithologie ou Méthode contenant la division des oiseaux en ordres, sections, genres, especes & leurs variétés, tome 4, notamment p. 403 sous « La petite Perruche brune du Brésil » : « Les François de la Guiane l’appellent Perruche commune Barr[ère]. » (GoogleLivres, 2024/02/18)., M. Brisson ne fait mention de perriche que comme une appellation locale, préférant lui-même utiliser le terme perruche. C’est en 1779Buffon, Georges-Louis Leclerc de, et coll. (1779). Histoire naturelle des oiseaux, tome 6, p. 163 (GoogleLivres, 2024/02/17)., une vingtaine d’années plus tard, que perriche a véritablement été introduit dans la nomenclature aviaire comme terme français. Dans son Histoire naturelle des oiseaux, G.‑L. Leclerc de Buffon cherche à mettre en place une terminologie qui distingue clairement les espèces de perroquets du Nouveau Monde de celles de l’Ancien Monde, ce qui l’incite à adopter le terme perriche par opposition à perruche :

Il y a une grande quantité de perruches dans l’Asie méridionale & en Afrique; elles sont toutes différentes des perruches de l’Amérique, & s’il s’en trouve quelques-unes de ce nouveau continent, qui ressemblent à celle de l’ancien, c’est que probablement, elles y ont été transportées; pour les distinguer par un nom générique, nous avons laissé celui de perruche à celles de l’ancien continent, & nous appellerons perriches celles du nouveau.

Source de la citation : Leclerc de Buffon, 1779

Cet emploi de perriche a été repris par quelques naturalistes de la première moitié du 19e siècleVoir notamment : Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, tome 25, 1817, p. 359 et suivantes (biodiversitylibrary.org, 2024/02/18)., mais il ne s’est pas imposé à plus long terme.

Dans son « Projet de nomenclature française des oiseaux du monde », publié dans les années 1970Devillers, Pierre (1977). « Projet de nomenclature française des oiseaux du monde », dans Le Gerfaut/De Gievalk, no 67, p. 189-190 et 196., l’ornithologue belge P. Devillers a proposé de reprendre le terme de Buffon pour dénommer les espèces américaines à longue queue (notamment celles des genres Aratinga et Pyrrhura), mais cette suggestion n’a pas été retenue par la Commission internationale des noms français des oiseaux (1993)Commission internationale des noms français des oiseaux (1993). Noms français des oiseaux du monde, nos 2328-2378. qui lui a préféré le terme conure.

Le terme perriche a finalement été repris au début du 21e siècle pour remplacer conure (ou perruche) dans la dénomination des deux espèces sud-américaines du genre Myiopsitta.

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature actuelle, le générique perriche sert à dénommer les deux espèces de psittaciformes de la famille des psittacidés qui sont classées dans le genre Myiopsitta (voir ci-dessous).

Dans des noms composés

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

perriche veuve [Myiopsitta monachus]. [syn. : (fin 20e siècle) conure veuve; (fin 18e–20e siècle) perruche souris.]

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

perriche des falaises [Myiopsitta luchsi ou Myiopsitta monachus luchsi]. [syn. : conure des falaises.]

Remarque complémentaire relative à la sous-entrée.

Cette perriche est considérée par certains auteurs comme une sous-espèce de la Perriche veuve.

Références et notes

Source(s) métalinguistique(s)

  • TLFi
  • FEW 8 Petrus, p. 331a.

Base(s) ornithologique(s) de référence

Date de consultation :

  • Avibase
  • Birds of the World
  • eBird
  • Oiseaux.net

Note(s)