queue-de-vinaigre
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(dans la terminologie de l'oisellerie) Nom usuel de l’Astrid queue-de-vinaigre* (astrild à plumage gris perle avec le croupion et la queue d’un rouge foncé) [Glaucestrilda caerulescens (anciennement Estrilda caerulescens)].
Au 19e siècle, on a parfois donné au Perroquet jaco le nom de (perroquet gris à) queue de vinaigre
syn. : (voir : astrild queue-de-vinaigre.)
estrildidé; passériforme.
Origine et histoire
L’appellation queue(-)de(-)vinaigre est associée à l’Astrild queue-de-vinaigre depuis la seconde moitié du 19e siècle, mais son emploi comme terme spécifique n’est établi dans la nomenclature technique que depuis la seconde moitié du 20e siècle
C’est en 1863, dans une revue allemande de Francfort
Dans son Catalogue des oiseaux exotiques de volière, publié pour la première fois en 1889
75. – Astrid gris-bleu ou Bengali cendré. – Cette espèce doit son nom à la teinte gris cendré de son plumage; la queue seule est d’un rouge cramoisi, ce qui n’explique pas le singulier nom de Queue de vinaigre, sous lequel le désignent les marchands oiseliers
Dans une reprise de sa description en 1894, Granger opte pour une autre formulation : « ce qui ne justifie guère le nom vulgaire de Queue de vinaigre sous lequel le désignent les oiseliers » (« Bengalis et sénégalis », Le naturaliste, 1er mai, série 2, no 172, p. 114; GoogleLivres, 2024/12/20). : c’est l’Estrilda cœrulescens (Swains[on]). Elle habite l’Afrique occidentale et est assez commune en Sénégambie […].
Source de la citation : Granger, 1889
Compte tenu de la coloration contrastée de l’astrild en cause, on peut facilement présumer que ce nom fait référence au rouge foncé, légèrement bleuté de sa queue, même si on attendrait davantage le mot vin déjà associé à cette couleur (rouge vin, lie-de-vin) que le mot vinaigre. Dans une nouvelle parue dans la Revue britannique en 1881
Telle était, en effet, la nuance de la robe [de cet oiseau], et sa queue, la partie la plus brillante de sa toilette, était d’un pourpre foncé, qui a fait donner, par les oiseliers, à ce genre de perroquets le nom assez méprisant de queue de vinaigre.
Source de la citation : Grasset d’Orcet, 1881
L’origine exacte de l’appellation demeure obscure.