tisserin
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(sens étroit) Petit oiseau de mœurs grégaires, largement répandu en Afrique et en Asie, qui se nourrit de graines, d’insectes et/ou de végétaux, qui construit des nids suspendus en forme de bourse (avec ouverture dirigée vers le bas) faits de longues fibres végétales entrelacées, et dont le plumage du mâle en période de reproduction est à dominante de jaune vif et souvent de vert olive (plus rarement de roux ou de noir), avec la tête généralement marquée d’un masque noir.
Dans un sens large, tisserin peut également s’appliquer à toutes les espèces similaires de la famille des plocéidés, notamment celles où les mâles affichent des couleurs vives pendant la période de reproduction.
anaplecte, euplecte, foudi, malimbe, républicain, tisserin (sens étroit), travailleur.
plocéidé; passériforme.
Origine et histoire
Tisserin a été introduit dans la nomenclature aviaire en 1800
Il y a dans le genre des Gros-becs un petit nombre d’oiseaux, habitans de l’Afrique et de l’Inde, qui ont beaucoup de rapport avec les Troupiales, par leur habitude de vivre en troupe nombreuses; ces oiseaux doivent présenter quelque caractère extérieur suffisant et assez prononcé pour qu’on puisse en former une section particulière; et quoique je n’en aie pas encore examiné toutes les espèces, je me suis décidé provisoirement à les désigner sous le nom de Tisserins, en attendant que des observations ultérieures puissent aider à en faire une section.
Source de la citation : Daudin, 1800
L’appellation tisserin qui dérive du verbe tisser (peut-être sur le modèle de tisserand) fait clairement référence à la façon qu’ont ces oiseaux de construire leur nid suspendu, comme le souligne L. P. Vieillot
Tisserin, Ploceus […]. Tous les oiseaux de cette division se trouvent soit en Afrique, soit dans les Grandes-Indes; leur nom générique vient de ce qu’ils font leurs nids avec beaucoup d’art, et les entrelacent de brins d’herbe, talent qui les rapproche des cassiques, des troupiales et des carouges, qu’ils semblent remplacer dans l’ancien continent.
Source de la citation : Vieillot, 1819
Au début des années 1780
Très large générique au départ, tisserin va progressivement restreindre son extension d’emploi dans la nomenclature technique avec l’adoption d’une série de nouveaux génériques associés à de petits sous-ensembles d’espèces plus nettement délimités (euplecte, républicain, travailleur, etc.). Dans la langue générale, son emploi ne semble toutefois pas avoir été limité par cette spécialisation technique.
Taxonomie et nomenclature
Dans la nomenclature actuelle, le générique tisserin sert à dénommer une soixantaine d’espèces de passériformes de la famille des plocéidés classées dans le genre Ploceus, ainsi que dans le genre monospécifique Pachyphantes.
À la fin du 20e siècle, on donnait aussi le nom de tisserin écarlate à une espèce du genre Anaplectes, l’Anaplecte écarlate (Anaplectes rubriceps).
Dans des noms composés
Espèce parmi les plus connues :
tisserin gendarme* [Ploceus cucullatus], (19e–mi-20e siècle) tisserin cap-more : grande espèce d’Afrique subsaharienne, largement répandue, à bec fort et dont le plumage du mâle en période de reproduction est à dominante de jaune, avec la tête et la gorge noires et souvent avec la nuque rousse. [syn. : (comme terme d'oisellerie) gendarme; cap-more.]
Cette espèce a d’abord été décrite techniquement sous l’appellation de cap-more, en1775
Le nom de gendarme semble être apparu à la fin du 19e siècle dans le milieu de l’oisellerie (Granger, 1894)
Exemple du recul récent de tisserin comme générique technique :
tisserin travailleur : (mi-19e–début 20e siècle) synonyme de travailleur à bec rouge*.
Références et notes
Source(s) métalinguistique(s)
- TLF
- FEW 13/1 texere, p. 291 a et b.
Base(s) ornithologique(s) de référence
Date de consultation :
- Avibase
- Birds of the World
- eBird
- Oiseaux.net