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torcol

Genre

masculin

Prononciation

[tɔʀkɔl]

Variante

(voir ci-dessous)

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

Petit oiseau arboricole d’Eurasie et d’Afrique subsaharienne, à dessus brun grisâtre marqué de multiples taches et traits noirs et à dessous plus clair, qui est voisin du pic mais à bec plus court et à queue plus longue et moins rigide, qui se nourrit principalement de fourmis (souvent chassées au sol), et dont le cou très flexible lui permet de tourner la tête presqu’à 180 degrés.

Remarque complémentaire à la définition du mot-entrée.

En Europe, en l’absence de complément spécifique, le mot torcol désigne généralement le Torcol fourmilier.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

picidé; piciforme.

Origine et histoire

Composée à partir du verbe tordre et de cou ou de sa variante col et signifiant littéralement « qui tord le cou », cette appellation fait référence à l’un des traits comportementaux caractéristiques de cet oiseau.

La forme actuelle torcol est mentionnée pour la première fois en 1564 dans le Dictionnaire françois latin de J. ThierryThierry, Jehan (1564). Dictionnaire françois-latin : auquel les mots françois, avec les manières d'user d'iceulx, sont tournez en latin, p. 633b : « Torcol, petit oiseau, Iynx » (gallica.bnf.fr, 2023/12/20).. Mais dès 1555, le naturaliste P. Belon du Mans mentionne diverses variantes dont torcou :

Soit que nous appelons un oyseau Tercot, Turcot, ou Torcou, nous suivons l’ethimologie antique [du nom latin] Torquilla, pour exprimer un petit oyseau, qui est rarement veu : lequel ayants trouvé la premiëre fois allongeant son col es mains d’un villageois, & maniant sa teste, faisoit la plus estrange mine qu’on puisse voir faire à oyseau : car il sembloit que ce fust une teste d’un Serpent.

Source de la citation : Belon du Mans, 1555

Ces variantes vont se maintenir dans les parlers régionaux, mais en optant pour torcol, les principaux naturalistes français du 18e siècle, dont M. Brisson et G.-L. Leclerc de BuffonBrisson, Mathurin (1760). Ornithologie ou Méthode contenant la division des oiseaux en ordres, sections, genres, especes & leurs variétés, tome 4, p. 3 et suivantes : « Cet Oiseau tourne singulierement sa tête; de façon que son bec se trouve dans la direction du milieu de son dos : cette attitude lui est très-familiere; c’est ce qui lui a fait donner le nom de Torcol. »; Buffon, Georges-Louis Leclerc de, et coll. (1780). Histoire naturelle des oiseaux, tome 7, p. 84 et suivantes (GoogleLivres, 2023/12/20)., ont contribué à son établissement comme forme de référence.

Taxonomie et nomenclature

Dans la nomenclature actuelle, le générique torcol sert à dénommer les deux espèces de piciformes de la famille des picidés qui sont classées dans le genre Jynx.

Dans des noms composés

Sous-ensemble de noms d’espèces.

Seule espèce présente en Europe :

Nom(s) composé(s) d’espèce(s) faisant l’objet d’une sous-entrée.

torcol fourmilier* [Jynx torquilla] : espèce eurasienne à tête grise et présentant un long trait noir sur l’œil.

Remarque complémentaire relative à la sous-entrée.

Jusqu’au début du 20e siècle, cette espèce n’était désignée techniquement que du nom simple de torcol. Selon la Faune populaire d’E. Rolland (1879)Rolland, Eugène (1879). Faune populaire de la France, tome 2 Les oiseaux sauvages, p. 68 (gallica.bnf.fr, 2023/12/20)., elle était déjà connue 19e siècle sous le nom de fourmilier dans l’est et dans le sud de la France en raison de son régime alimentaire.

Références et notes

Source(s) métalinguistique(s)

  • TLFi
  • FEW 13/2 torquere, p. 86a.
  • Cabard (2022), p. 312.

Base(s) ornithologique(s) de référence

Date de consultation :

  • Avibase
  • Birds of the World
  • eBird
  • Oiseaux.net

Note(s)