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traîne-buisson

Genre

masculin

Prononciation

[tʀɛnbɥisɔ̃]

Graphie

(21e siècle) Aussi écrit sans accent circonflexe.

(19e siècle) Au singulier, parfois écrit traîne-buissons.

Pluriel

Des traîne-buisson ou des traîne-buissons.

Début de l'article

Définition (emploi principal du mot-entrée).

(Fin 18e–20e siècle) Autre nom de l’Accenteur mouchet*.

Nom(s) associé(s): ensemble d’oiseaux plus large.

prunellidé; passériforme.

Origine et histoire

C’est en 1778Buffon, Georges-Louis Leclerc de, et coll. (1778). Histoire naturelle des oiseaux, tome 5, p. 151-153 (GoogleLivres, 2026/01/05)., dans l’Histoire naturelle des oiseaux de G.-L. Leclerc de Buffon, qu’on relève la première mention de traîne-buisson, présenté comme l’une des nombreuses appellations régionales sous lesquelles l’Accenteur mouchet était connu à l’époqueEn note (p. 151), Buffon mentionne un plus longue liste de noms régionaux qu’il a largement puisée dans l’ouvrage de François Salerne (L'histoire naturelle, éclaircie dans une de ses parties principales, l'ornithologie, 1767, p. 235) : « A Marseille, passerou; dans nos provinces septentrionales, fauvette des haies; passe-buse; traîne-buisson; rossignol d’hiver, gratte-paille en Brie; burette en Berry, en Normandie, bunette, ou plutôt brunette, comme dit Cotgrave; en Anjou, passe ou passe-buissonnière; en Périgord, passe-sourde; en Lorraine, titit de son cri, ou rossignol d’hiver; en quelques endroits, petite paisse privée, apparemment à cause de sa familiarité & de sa fréquentation à l’entour des maisons en hiver; en Provence, grasset &chic-d’avausse suivant M. Guys. ».

Le traîne-buisson ou mouchet, ou la fauvette d’hiver. […] Toutes les fauvettes partent au milieu de l’automne; c’est alors au contraire qu’arrive celle-ci; elle passe avec nous toute la mauvaise saison, & c’est à juste titre qu’on l’a nommée fauvette d’hiver; on l’appelle aussi traîne-buisson, passe-buse, rossignol d’hiver dans nos différentes provinces de France […]. 

Source de la citation : Leclerc de Buffon, 1778

Selon le naturaliste, le nom composé traîne-buisson fait allusion au comportement de ce passereau qui semble traîner (au sens d’« errer, aller et venir sans but apparent ») d’un buisson à l’autre :

Ces oiseaux [mâles et femelles] voyagent de compagnie; on les voit arriver ensemble vers la fin d’octobre & au commencement de novembre; ils s’abattent sur les haies, & vont de buisson en buisson, toujours assez près de terre, & c’est de cette habitude qu’est venu son nom de traîne-buisson

Références et notes

Source(s) métalinguistique(s)

  • TLFi

Note(s)