traquet
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Petit passereau insectivore terrestre d’Eurasie et d’Afrique, qui fréquente les milieux ouverts, herbeux ou pierreux, qui niche au sol et dont le plumage, souvent composé d’un mélange de gris, de noir, de beige et de blanc, comporte généralement une zone blanche au croupion et à la queue (qui se termine par un motif noir en forme de T inversé).
Par extension, cette appellation peut également s’appliquer au tarier.
Ce type d’oiseau, et en particulier le traquet motteux*, est aussi connu sous le nom usuel de cul-blanc.
muscicapidé; passériforme.
Origine et histoire
C’est sous la plume de P. Belon du Mans, en 1555
Du Traquet, ou Groulard, & Tarier. […] Il y a un petit oysillon differend en son espece à touts autres. On le voit se tenir sur les haultes summitez des buissons, & remuër tousjours les aelles. Et pource qu’il est ainsi inconstant, on l’a nommé un Traquet. […] Et comme un traquet de moulin n’a jamais repos pendant que la meule tourne tout ainsi cest oyseau inconstant remuë toujours les aelles.
Source de la citation : Belon du Mans, 1555
Cette appellation découle de traquet « pièce qui, dans un moulin à farine, est actionnée d’un mouvement ininterrompu qui fait tomber le grain sous la meule ». Selon Belon du Mans, l’oiseau tiendrait son nom de son agitation constante rappelant le mouvement du traquet. Il est peut-être plus probable qu’il le tienne de son cri qui peut ressembler au claquement répétitif produit par le mouvement du traquet, comme l’affirmait G. Cuvier au début du 19e siècle (1817)
Il voltige sans cesse sur les buissons, les ronces, et avec un petit cri semblable au tictac d’un moulin, d’où lui vient son nom.
Source de la citation : Cuvier, 1817
Selon le TLF, la forme traquet est probablement issue d’un radical onomatopéique trak– évoquant un bruit sec.
La distribution ancienne des appellations traquet et tarier ne correspondait pas à la distribution actuelle, qui ne s’est mise en place que progressivement. On a longtemps dénommés les tariers à partir du générique traquet et les traquets à partir du générique motteux
Taxonomie et nomenclature
Dans la nomenclature actuelle, le générique traquet sert à dénommer une quarantaine d’espèces de passériformes de la famille des muscicapidés, classées principalement dans le genre Oenanthe, mais aussi dans les genres Emarginata, Myrmecocichla, Pinarochroa et Thamnolaea.
Dans le passé, on a longtemps eu recours au générique traquet pour nommer également les espèces voisines du genre Saxicola, aujourd’hui dénommées tarier.
Dans des noms composés
Espèces eurasiennes communes en Europe :
traquet motteux [Oenanthe oenanthe] : espèce des milieux pierreux, principalement eurasienne mais également présente dans la zone arctique nord-américaine, à dos gris clair (chez le mâle) et présentant sur l’œil un bandeau noir surmonté d’un sourcil blanc. [syn. : cul-blanc, motteux.]
traquet oreillard [Oenanthe hispanica] : espèce présente sur le pourtour de la Méditerranée, de forme élancée, à dos blanchâtre ou beige (chez le mâle) et à masque noir.
Références et notes
Source(s) métalinguistique(s)
- TLFi
- FEW 13/2 trak–, p. 189a.
- Robert historique (1992).
- Cabard et Chauvet (2003), p. 285-286.
Base(s) ornithologique(s) de référence
Date de consultation :
- Avibase
- HBW Alive
- Oiseaux.net